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Réflexions sur l’annonce officielle de la mort d’Oussama Ben Laden


Réflexions sur l’annonce officielle de la mort d’Oussama Ben Laden

par Thierry Meyssan*



L’annonce officielle de la mort d’Oussama Ben Laden donne lieu à toutes sortes de polémiques. Elles focalisent l’attention sur des détails de la narration pour mieux masquer les décisions stratégiques de Washington. Pour Thierry Meyssan, cette annonce était devenue indispensable depuis que les hommes de Ben Laden ont été incorporés aux opérations de l’OTAN en Libye et à celles de la CIA en Syrie. Seule la disparition de leur ancien chef virtuel permet de leur restituer le label de « combattants de la liberté » dont ils jouissaient à l’époque soviétique.



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Action secrète



Personnalités

Ben Laden, Oussama





Pour annoncer la mort officielle d’Oussama Ben Laden, « Time Magazine » reprend le concept de sa couverture annonçant la mort d’Adolf Hitler : un visage barré de rouge (édition du 7 mai 1945). Le même concept avait été utilisé pour la mort de Saddam Hussein (édition du 21 avril 2003) et celle d’Abou Moussab al-Zakaoui (édition du 19 juin 2006). Dans la narration du mythe, Barack Obama a annoncé la mort de l’ennemi public le 1er mai, ainsi que son prédécesseur avait annoncé celle d’Adolf Hitler un 1er mai. Le président Barack Obama, a annoncé solennellement la mort d’Oussama Ben Laden, le 1er mai 2011.



Avant d’analyser la signification symbolique de cette annonce, il convient de revenir à la réalité.



Préambule

En 2001, Oussama Ben Laden était gravement malade des reins et placé sous dialyse. Il devait suivre des soins en milieu hospitalier au moins un jour sur deux. À l’été 2001, il a été accepté à l’hôpital américain de Dubaï (Émirats) [1]. Début septembre 2001, il a été transféré à l’hôpital militaire de Rawalpindi (Pakistan) [2]. Quelques jours après les attentats, il a accordé un entretien dans un lieu tenu secret à un journaliste d’Al-Jazeera. En décembre 2001, sa famille a annoncé son décès et ses amis ont assisté à ses funérailles [3].

Cependant, le département US de la Défense a considéré que cette nouvelle était un leurre visant à lui permettre d’échapper à la justice états-unienne. Pourtant, de 2001 à 2011, aucun témoin digne de foi n’a rencontré Oussama Ben Laden [4].

Durant cette période, des cassettes vidéo et audio attribuées à Oussama Ben Laden ont été diffusées, soit par le département de la Défense, soit par des médias (principalement Al-Jazeera), soit par les sociétés privées de renseignement (IntelCenter, SITE Intelligence Group). La plupart de ces enregistrements ont été authentifiés par la CIA selon une méthodologie non précisée [5]. Toutefois la totalité de ces enregistrements a été invalidée par la communauté des experts en intelligence artificielle, y compris le Dalle Molle Institute qui est la référence mondiale en matière d’expertise judiciaire [6].



En d’autres termes, Oussama Ben Laden est selon toute vraisemblance mort en décembre 2001. Ce dont on nous parle aujourd’hui relève par conséquent du mythe.



L’annonce de la mort d’Oussama Ben Laden

L’annonce faite par Barack Obama ne donnait pas de détail sur l’opération. « Aujourd’hui, sous ma direction, les États-Unis ont lancé une opération ciblée contre ce complexe à Abbottabad, au Pakistan. Une petite équipe d’Américains a mené cette opération avec un courage et une habileté extraordinaires. Aucun Américain n’a été blessé. Ils ont pris soin d’éviter qu’il n’y ait de victimes civiles. Après un échange de coups de feu, ils ont tué Oussama Ben Laden et ont récupéré son corps » [7]. Le message présidentiel était en trois points :

Premièrement, « En des nuits telles que celle-ci, nous pouvons dire aux familles qui ont perdu des êtres chers à cause du terrorisme d’Al-Qaïda : justice est faite » : c’est-à-dire le dossier est clos, il n’y aura jamais de procès qui puisse établir la vérité sur les attentats attribués à Oussama Ben Laden, dont ceux du 11 septembre 2001.

Deuxièmement, les États-Unis ont pu procéder à cette exécution extra-judiciaire, non pas parce qu’ils sont les plus forts, mais parce qu’ils ont été choisis par Dieu pour appliquer Sa justice : « Rappelons-nous que nous pouvons accomplir ces choses non pas seulement pour des raisons de richesse ou de puissance, mais à cause de ce que nous sommes : une seule nation bénie de Dieu, indivisible et vouée à la liberté et à la justice pour tous » (traduction officielle).

Troisièmement, tous les gouvernements de la planète —et prioritairement ceux des États musulmans— sont sommés d’applaudir cette exécution extra-judiciaire qui marque le triomphe de l’Empire du Bien sur l’incarnation du Mal : « Sa fin devrait être saluée par tous ceux qui croient en la paix et en la dignité humaine ».



Les réactions à l’annonce

Sur Fox News, Geraldo Riveira s’est écrié : « Ben Laden est mort ! Confirmé ! Confirmé ! Ben Laden est mort (…) Quelle belle journée ! Quel grand jour pour tous ! C’est la plus belle nuit de ma carrière ! (…) L’enfoiré est mort ! Le sauvage qui nous a tant blessés. Et c’est un véritable honneur, une bénédiction pour moi d’être à ce bureau pour ce moment ». La populace est alors descendue dans les rues pour faire la fête aux cris de « U-S-A !, U-S-A ! ».





De leurs côtés, la quasi–totalité des chefs d’État et de gouvernement ont fait allégeance à leur suzerain, comme cela était exigé d’eux. Aucun n’a émis la moindre réserve sur ce qui leur est présenté comme une exécution extra-judiciaire opérée dans un État étranger en violation de sa souveraineté.



Intervenant à la télévision, David Cameron s’exclame : « Je voudrais féliciter les forces US qui ont conduit cette action. Je voudrais remercier le président Obama de l’avoir ordonnée » [8].



Benjamin Netanyahu déclare également à la télévision : « C’est un jour historique pour les États-Unis d’Amérique et pour tous les pays engagés dans la bataille contre le terrorisme. Je tiens à féliciter le président Obama et le peuple américain. Je tiens à féliciter les soldats de l’Amérique, et son personnel du renseignement pour une réalisation vraiment remarquable. Il a fallu dix ans pour traquer Oussama ben Laden. Il a fallu dix ans pour apporter la justice à ses victimes. Mais la bataille contre le terrorisme est longue, impitoyable et résolue. Il s’agit d’un jour de la victoire - une victoire pour la justice, pour la liberté et pour notre civilisation commune. » [9]





Nicolas Sarkozy publie un communiqué : « L’annonce par le Président Obama de la mort d’Oussama Ben Laden à la suite d’une remarquable opération de commando américaine au Pakistan, est un événement majeur de la lutte mondiale contre le terrorisme. La France salue la ténacité des États-Unis qui le recherchaient depuis 10 ans. Principal responsable des attentats du 11 septembre 2001, Oussama Ben Laden était le promoteur d’une idéologie de haine et le chef d’une organisation terroriste qui a fait des milliers de victimes dans le monde entier, notamment dans les pays musulmans. Pour ces victimes, justice est faite. Ce matin, la France pense à elles et à leurs familles. »



Berlin publie un communiqué : « Avec l’action commando contre Oussama Ben Laden et son exécution, l’armée des États-Unis a porté un coup décisif à Al-Qaïda qui a été couronné de succès. La chancelière fédérale Angela Merkel a exprimé au président Obama son soulagement à l’annonce de cette nouvelle. La nuit dernière, les forces de la paix ont emporté une victoire. » [10]



Etc.



Pourquoi cesser de faire vivre Oussama Ben Laden ?

La question politique principale est de savoir pourquoi les États-Unis ont décidé de cesser de faire vivre le personnage mythique qu’ils avaient créé —l’homme étant quant à lui mort depuis une décennie— ?



Simplement parce que les combattants de Ben Laden sont mobilisés depuis plusieurs mois dans des opérations où ils ne doivent plus apparaître comme des ennemis des États-Unis, mais au contraire comme des alliés. Il n’y avait pas d’autre moyen de justifier cet apparent revirement que d’éliminer leur commandant virtuel.



Sans aucun doute, dans les prochains mois, les chaînes de télévisions internationales nous expliqueront que les jihadistes qui combattaient jadis aux côtés de la CIA en Afghanistan, en Bosnie et en Tchétchénie contre Soviétiques et Russes, se sont égarés dans le terrorisme international ; que leurs yeux se sont ouverts à la mort de Ben Laden, et qu’ils peuvent poursuivre sereins leur combat aux côtés de « l’Amérique », en Libye, en Syrie, au Yémen et à Bahreïn.



Il ne sera donc plus nécessaire d’expliquer le dessous des cartes à des gens un peu primaires comme ce brave général Carter Ham. On se souvient du désarroi du commandant en chef de l’US AfriCom, aux premiers jours de l’opération « Aube de l’Odyssée » : il avait refusé de livrer des armes aux rebelles libyens parce que nombre d’entre eux étaient des membres d’al-Qaeda revenant d’Irak. Son autorité avait immédiatement été transférée à l’OTAN, habituée à gérer les opérations secrètes incluant des combattants de Ben Laden.



Dans la contre-révolution en cours au Proche-Orient, les États-Unis et Israël rejouent la partition de tous les empires coloniaux avant eux : s’appuyer sur l’intégrisme religieux pour mater le nationalisme. La seule nouveauté du dispositif est qu’ils veulent à la fois utiliser les combattants wahhabites de Ben Laden comme bras armé et des takfiristes recrutés au sein des Frères musulmans comme vitrine politique. Cette fusion sera complexe, notamment pour inclure la branche palestinienne des Frères musulmans, le Hamas, qui —pour le moment— ne l’entend pas de cette oreille. Le leadership de ce nouveau mouvement a été confié au « consultant religieux » d’Al-Jazeera, le cheikh Youssef al-Qardaoui, qui appelle tous les jours sur les ondes au renversement de Mouammar Khadafi et de Bachar el-Assad.





Le cheikh Youssef al-Qardawi lors de la manifestation de la victoire, le 18 février 2011 sur la place Tahrir du Caire. Partisan d’une sorte d’alliance du sabre et du goupillon, il préconise un pacte entre les Frères musulmans et l’armée, et une application obscurantiste de la Sharia et de ses châtiments. Dans cette perspective, ils ont organisé le retour d’Al-Qardaoui dans son pays natal. Lors de la manifestation de la victoire, le 18 février dernier, ils ont interdit de podium les héros de la place Tahrir et lui ont permis de s’exprimer à leur place devant une foule de près de 2 millions de personnes. Le prêcheur a alors eu tout le loisir de détourner la révolution égyptienne pour l’éloigner du nationalisme nassérien et de l’anti-sionisme khomeiniste. Sous son influence, les Égyptiens ont renoncé à élire une assemblée constituante et ont au contraire amendé le texte fondamental pour proclamer l’islam religion d’État.



Réorganisation à Washington



Dans Rambo III (1988), l’icône de l’impérialisme américain va sauver le colonel Trautman prisonnier des tortionnaires soviétiques en Afghanistan. Il fait la connaissance des moujahidines de Ben Laden et fraternise avec eux dans l’anticommunisme. Jadis les compagnons de Ben Laden étaient des « combattants de la liberté ». C’était à l’époque où la Fondation Héritage organisait des collectes de fonds pour soutenir le jihad du milliardaire anti-communiste, l’époque où —à Hollywood— Rambo aidait Al-Qaeda à vaincre l’Armée rouge.



Aujourd’hui, ils sont à nouveaux des « combattants de la liberté » lorsqu’ils indiquent à l’OTAN les cibles à bombarder sur le sol libyen, ou lorsqu’ils tirent au hasard sur la foule et les forces de l’ordre en Syrie.



Pour coordonner leur travail et celui des forces US, des changements de fonds ont déjà eu lieu à Riyad. Le clan des Saidairis a imposé le retour du prince Bandar et l’envoi des « Aigles de Nayef » pour massacrer les manifestants de Bahreïn et raser les mosquées chiites. Mais les changements d’organigrammes les plus importants sont en cours à Washington.



Le général David Petraeus, qui commandait le CentCom et utilisait les réseaux Ben Laden pour faire assassiner les opposants irakiens, est nommé directeur de la CIA. Il faut en conclure que l’administration Obama souhaite réduire son engagement militaire au profit des actions secrètes.

Léon Panetta, le directeur sortant de la CIA, devient quant à lui secrétaire à la Défense ; un poste réservé aux anciens membres de la Commission Baker-Hamilton, dont il faisait effectivement partie avec son ami Robert Gates. Il sera chargé de limiter les engagements militaires au sol, hormis ceux des forces spéciales.



L’annonce officielle, avec près d’une décennie de retard, de la mort d’Oussama Ben Laden conclut un cycle et en ouvre un nouveau. Son personnage avait été le fer de lance de l’action secrète contre l’influence soviétique, puis russe, avant de devenir le propagandiste du choc des civilisations le 11-Septembre et d’être utilisé pour éliminer la résistance en Irak. Usé, il n’était pas recyclable alors que ses combattants l’étaient. Ils seront désormais affectés au détournement du « Printemps arabe » et à la lutte contre l’Axe de la Résistance (Iran, Syrie, Hezbollah, Hamas).





Libya all about oil, or central banking?






Several writers have noted the odd fact that the Libyan rebels took time out from their rebellion in March to create their own central bank - this before they even had a government. Robert Wenzel wrote in the Economic Policy Journal:

I have never before heard of a central bank being created in just a matter of weeks out of a popular uprising. This suggests we have a bit more than a rag tag bunch of rebels running around and that there are some pretty sophisticated influences.

Alex Newman wrote in the New American:

In a statement released last week, the rebels reported on the results of a meeting held on March 19. Among other things, the supposed rag-tag revolutionaries announced the "[d]esignation of the Central Bank of Benghazi as a monetary authority competent in monetary policies in Libya and appointment of a Governor to the Central Bank of Libya, with a temporary headquarters in Benghazi."

Newman quoted CNBC senior editor John Carney, who asked, "Is this the first time a revolutionary group has created a central bank





while it is still in the midst of fighting the entrenched political power? It certainly seems to indicate how extraordinarily powerful central bankers have become in our era."



Another anomaly involves the official justification for taking up arms against Libya. Supposedly it's about human rights violations, but the evidence is contradictory. According to an article on the Fox News website on February 28:

As the United Nations works feverishly to condemn Libyan leader Muammar al-Qaddafi for cracking down on protesters, the body's Human Rights Council is poised to adopt a report chock-full of praise for Libya's human rights record.



The review commends Libya for improving educational opportunities, for making human rights a "priority" and for bettering its "constitutional" framework. Several countries, including Iran, Venezuela, North Korea, and Saudi Arabia but also Canada, give Libya positive marks for the legal protections afforded to its citizens - who are now revolting against the regime and facing bloody reprisal.

Whatever might be said of Gaddafi's personal crimes, the Libyan people seem to be thriving. A delegation of medical professionals from Russia, Ukraine and Belarus wrote in an appeal to Russian President Dmitry Medvedev and Prime Minister Vladimir Putin that after becoming acquainted with Libyan life, it was their view that in few nations did people live in such comfort:

[Libyans] are entitled to free treatment, and their hospitals provide the best in the world of medical equipment. Education in Libya is free, capable young people have the opportunity to study abroad at government expense. When marrying, young couples receive 60,000 Libyan dinars (about 50,000 US dollars) of financial assistance. Non-interest state loans, and as practice shows, undated. Due to government subsidies the price of cars is much lower than in Europe, and they are affordable for every family. Gasoline and bread cost a penny, no taxes for those who are engaged in agriculture. The Libyan people are quiet and peaceful, are not inclined to drink, and are very religious.

They maintained that the international community had been misinformed about the struggle against the regime. "Tell us," they said, "who would not like such a regime?"



Even if that is just propaganda, there is no denying at least one very popular achievement of the Libyan government: it brought water to the desert by building the largest and most expensive irrigation project in history, the US$33 billion GMMR (Great Man-Made River) project. Even more than oil, water is crucial to life in Libya.



The GMMR provides 70% of the population with water for drinking and irrigation, pumping it from Libya's vast underground Nubian Sandstone Aquifer System in the south to populated coastal areas 4,000 kilometers to the north. The Libyan government has done at least some things right.



Another explanation for the assault on Libya is that it is "all about oil", but that theory too is problematic. As noted in the National Journal, the country produces only about 2% of the world's oil. Saudi Arabia alone has enough spare capacity to make up for any lost production if Libyan oil were to disappear from the market. And if it's all about oil, why the rush to set up a new central bank?



Another provocative bit of data circulating on the Net is a 2007 "Democracy Now" interview of US General Wesley Clark (Ret). In it he says that about 10 days after September 11, 2001, he was told by a general that the decision had been made to go to war with Iraq. Clark was surprised and asked why. "I don't know!" was the response. "I guess they don't know what else to do!" Later, the same general said they planned to take out seven countries in five years: Iraq, Syria, Lebanon, Libya, Somalia, Sudan, and Iran.



What do these seven countries have in common? In the context of banking, one that sticks out is that none of them is listed among the 56 member banks of the Bank for International Settlements (BIS). That evidently puts them outside the long regulatory arm of the central bankers' central bank in Switzerland.



The most renegade of the lot could be Libya and Iraq, the two that have actually been attacked. Kenneth Schortgen Jr, writing on Examiner.com, noted that "[s]ix months before the US moved into Iraq to take down Saddam Hussein, the oil nation had made the move to accept euros instead of dollars for oil, and this became a threat to the global dominance of the dollar as the reserve currency, and its dominion as the petrodollar."



According to a Russian article titled "Bombing of Libya - Punishment for Ghaddafi for His Attempt to Refuse US Dollar", Gaddafi made a similarly bold move: he initiated a movement to refuse the dollar and the euro, and called on Arab and African nations to use a new currency instead, the gold dinar. Gaddafi suggested establishing a united African continent, with its 200 million people using this single currency.



During the past year, the idea was approved by many Arab countries and most African countries. The only opponents were the Republic of South Africa and the head of the League of Arab States. The initiative was viewed negatively by the USA and the European Union, with French President Nicolas Sarkozy calling Libya a threat to the financial security of mankind; but Gaddafi was not swayed and continued his push for the creation of a united Africa.



And that brings us back to the puzzle of the Libyan central bank. In an article posted on the Market Oracle, Eric Encina observed:

One seldom mentioned fact by western politicians and media pundits: the Central Bank of Libya is 100% State Owned ... Currently, the Libyan government creates its own money, the Libyan Dinar, through the facilities of its own central bank. Few can argue that Libya is a sovereign nation with its own great resources, able to sustain its own economic destiny. One major problem for globalist banking cartels is that in order to do business with Libya, they must go through the Libyan Central Bank and its national currency, a place where they have absolutely zero dominion or power-broking ability. Hence, taking down the Central Bank of Libya (CBL) may not appear in the speeches of Obama, Cameron and Sarkozy but this is certainly at the top of the globalist agenda for absorbing Libya into its hive of compliant nations.

Libya not only has oil. According to the International Monetary Fund (IMF), its central bank has nearly 144 tonnes of gold in its vaults. With that sort of asset base, who needs the BIS, the IMF and their rules?



All of which prompts a closer look at the BIS rules and their effect on local economies. An article on the BIS website states that central banks in the Central Bank Governance Network are supposed to have as their single or primary objective "to preserve price stability".



They are to be kept independent from government to make sure that political considerations don't interfere with this mandate. "Price stability" means maintaining a stable money supply, even if that means burdening the people with heavy foreign debts. Central banks are discouraged from increasing the money supply by printing money and using it for the benefit of the state, either directly or as loans.



In a 2002 article in Asia Times Online titled "The BIS vs national banks" Henry Liu maintained:

BIS regulations serve only the single purpose of strengthening the international private banking system, even at the peril of national economies. The BIS does to national banking systems what the IMF has done to national monetary regimes. National economies under financial globalization no longer serve national interests.



... FDI [foreign direct investment] denominated in foreign currencies, mostly dollars, has condemned many national economies into unbalanced development toward export, merely to make dollar-denominated interest payments to FDI, with little net benefit to the domestic economies.

He added, "Applying the State Theory of Money, any government can fund with its own currency all its domestic developmental needs to maintain full employment without inflation." The "state theory of money" refers to money created by governments rather than private banks.



The presumption of the rule against borrowing from the government's own central bank is that this will be inflationary, while borrowing existing money from foreign banks or the IMF will not. But all banks actually create the money they lend on their books, whether publicly owned or privately owned. Most new money today comes from bank loans. Borrowing it from the government's own central bank has the advantage that the loan is effectively interest-free. Eliminating interest has been shown to reduce the cost of public projects by an average of 50%.



And that appears to be how the Libyan system works. According to Wikipedia, the functions of the Central Bank of Libya include "issuing and regulating banknotes and coins in Libya" and "managing and issuing all state loans". Libya's wholly state-owned bank can and does issue the national currency and lend it for state purposes.



That would explain where Libya gets the money to provide free education and medical care, and to issue each young couple $50,000 in interest-free state loans. It would also explain where the country found the $33 billion to build the Great Man-Made River project. Libyans are worried that North Atlantic Treaty Organization-led air strikes are coming perilously close to this pipeline, threatening another humanitarian disaster.



So is this new war all about oil or all about banking? Maybe both - and water as well. With energy, water, and ample credit to develop the infrastructure to access them, a nation can be free of the grip of foreign creditors. And that may be the real threat of Libya: it could show the world what is possible.



Most countries don't have oil, but new technologies are being developed that could make non-oil-producing nations energy-independent, particularly if infrastructure costs are halved by borrowing from the nation's own publicly owned bank. Energy independence would free governments from the web of the international bankers, and of the need to shift production from domestic to foreign markets to service the loans.



If the Gaddafi government goes down, it will be interesting to watch whether the new central bank joins the BIS, whether the nationalized oil industry gets sold off to investors, and whether education and healthcare continue to be free.



Ellen Brown is an attorney and president of the Public Banking Institute, http://PublicBankingInstitute.org. In Web of Debt, her latest of eleven books, she shows how a private cartel has usurped the power to create money from the people themselves, and how we the people can get it back. Her websites are http://webofdebt.com and http://ellenbrown.com.



(Copyright Ellen Brown 2011) 

Les USA en train de perdre le Moyen-Orient

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Les dernières manœuvres US pour s’assurer la mainmise sur le Liban ont échoué. L’éviction de leur poulain Saad Hariri, au profit d’un premier ministre soutenu par le parti chiite du Hezbollah, est un revers absolument colossal pour Washington. Revers qui s’inscrit logiquement dans le reflux massif de la puissance US et qui marque, sans doute, le début d’une longue éclipse de l’influence de Washington au Moyen-Orient.
L’évolution de la situation libanaise représente ainsi, en quelque sorte, la pointe de l’iceberg que constitue l’effacement progressif des acteurs traditionnels du Moyen-Orient, tels qu’Israël ou les vieux pays arabes achetés dès l’origine par les USA (comme l’Egypte, la Jordanie ou l’Arabie Saoudite), au profit du “northern tier”, composé de l’Iran d’abord, mais aussi la Syrie, la Turquie et le Qatar principalement, tous hostiles à l'influence US à des degrés divers.
Reste toutefois une dernière étape pour confirmer le basculement libanais: la liquidation d’un Tribunal spécial pour le Liban (TSL) téléguidé par Washington et Tel-Aviv pour accuser le Hezbollah, justement, du meurtre du père de Saad, Rafic Hariri, le 14 février 2005.
Cette accusation est en effet la dernière manœuvre US en date pour tenter d’en finir avec un parti chiite incontrôlable que Washington considère, avec la finesse d’analyse que l’on sait, comme une simple excroissance iranienne.

Obsession sanglante

On se souvient ainsi qu’en 2006, cette obsession US contre le Hezbollah avait connu un paroxysme sanglant avec le déclenchement d’une guerre commanditée par Washington à Israël dont l’objectif était d’anéantir l’aile militaire du parti chiite.
On connaît la suite. Cette guerre s’était soldée par la mort de plus de 1200 civils libanais; celle d’une petite soixantaine de combattants du Hezbollah et par la mise en déroute d’une armée israélienne décidément bien plus à l’aise face à des enfants armés de fronde. Déçus, les Américains avaient alors changé leur fusil d’épaule et monté la farce du TSL (*).
Le quotidien Al-Akhbar du 21 janvier dernier (p.4), souligne ainsi que «nombre de responsables américains qui travaillent sur le dossier estiment que le TSL peut être utilisé comme un moyen de pression contre l’Iran : soit par le démantèlement du Hezbollah, soit par la rupture de l’alliance syro-iranienne, qui est le premier pas vers la redéfinition de la carte régionale. Ainsi, les deux principaux alliés arabes de Washington, l’Egypte et l’Arabie Saoudite, retrouveraient un certain poids régional.»
La chose ne manque pas de piquant lorsque l’on songe que c’est précisément la maladresse de la politique US qui a favorisé l’émergence de cet axe syro-iranien en jetant Téhéran et Damas dans les bras l’un de l’autre avec leur inscription dans le fameux Axe du Mal version US…

Options limitées

Reste à savoir si le nouveau premier ministre libanais aura les épaules pour liquider le TSL. Najib Mikati est un homme de pouvoir, d’expérience, et qui mesure sans doute l’enjeu. S’il a reçu le soutien du Hezbollah, c’est qu’il a aussi reçu le mandat de liquider le TSL, et qu’il l’a accepté. Mais les pressions US vont être énormes.
Au plan stratégique, Washington reste en effet encore et toujours obsédée par son projet de remodelage du Moyen-Orient initié par les neocons avec les guerres contre l’Irak. L’idée est d’asseoir une domination américaine définitive sur la région au travers de régimes dotés d’une façade parlementaire mais surtout inféodés au diktat US histoire, in fine, de soumettre totalement ce “Nouveau Moyen-Orient” à la dictature des marchés et à celle des multinationales du Système bien sûr.
Or pour les Etats-Unis, asseoir définitivement cette domination dans un “Nouveau Moyen-Orient” passe par l’éradication du Hezbollah
libanais. Mais la montée en puissance de l’axe du “northern tier” contrecarre tous ses plans. Conjuguée aux débandades américaines en Irak et en Afghanistan, la situation US est désormais devenue intenable. La tentation sera donc peut-être grande pour les Etats-Unis de donner un grand coup de balai en favorisant le déclenchement d’une guerre régionale qui, seule, pourrait permettre de remettre les compteurs à zéro.
Dans le même article d’Al Akhbar cité plus haut, «un expert français qui a travaillé pendant des années sur le dossier libanais», affirme d’ailleurs à cet égard que «seule une guerre régionale peut venir à bout de la structure militaire du Hezbollah». Pour l’expert, les jeux sont d’ailleurs faits et il faut donc s’attendre à une «grande vague de violence dans la région».

Tel Aviv en embuscade

Or qui dit guerre régionale, dit Israël. Car l’Etat hébreu partage depuis longtemps l’obsession américaine d’en finir avec le Hezbollah. De plus, la stratégie israélienne a toujours été de placer l’Etat hébreu dans l’œil du cyclone, c'est-à-dire d’en faire la seule zone de calme dans une région régulièrement dévastée par la guerre et maintenue en instabilité permanente. L’intérêt pour Israël étant de maintenir en permanence son leadership économique, et de conserver son rôle de gendarme régional en renvoyant périodiquement ses concurrents à l’âge de pierre si besoin est.
Israël sera donc toujours favorable à l’option militaire, du moins sur le papier. Car dans les faits, l’aventure de 2006 a quelque peu
tempéré ses ardeurs. Tel Aviv a compris qu’il n’avait tout simplement pas les moyens de venir à bout, seule, du Hezbollah. Si guerre il doit y avoir, il faut donc qu’elle soit totale et, surtout, soutenue par un engagement sans faille des moyens US. Sauf que là encore, les plans des états-majors se heurtent aux réalités du terrain. Epuisés par les fronts irakien et afghan, les Etats-Unis ne sont plus en mesure de soutenir un tel effort.

L’inconnue

Pour ce qui nous concerne, nous pensons donc que l’option d’une guerre régionale est peu probable, car elle aurait certainement pour conséquence de précipiter la chute de l’Empire et de ses satellites. Dans un premier temps, les Etats-Unis vont donc sans doute intensifier leur pression sur le Liban pour tenter de maintenir à flots l’option TSL.
Si cette option prend l’eau, le pragmatisme commanderait ensuite aux Etats-Unis de prendre acte de leur perte d’influence au Moyen-Orient et, pour tenter de sauver ce qui peut l’être, de composer avec la puissance iranienne et plus généralement le “northern tier”. On sait d’ailleurs que Washington a déjà négocié en secret l’appui de Téhéran pour reconduire al-Maliki à la tête de l’Irak, cela au grand dam de son allié traditionnel saoudien qui soutenait le candidat adverse. Pourtant, ni les Etats-Unis ni Israël ne sont des puissances véritablement pragmatiques s’agissant de ce qu’il considère comme leurs intérêts stratégiques. Ce sont des Etats dinosaures gouvernés par l’idéal de la puissance et dont les choix politiques sont dominés par les émotions, par l’instinct, c'est-à-dire en dehors des contingences du réel. Et c’est bien là tout le problème.

Une nouvelle ère

Pour l’heure, le Liban entre toutefois dans une nouvelle ère après un règne des Hariri qui aura littéralement ruiné le pays (2 milliards de dollars de dette au sortir de la guerre, contre près de 60 aujourd’hui, et toujours pas d’eau courante ni d’électricité dans la plupart des régions).
Il est donc heureux que l’opposition formée par le Hezbollah et ses alliés chrétiens du CPL, du général Michel Aoun, ait pris l’initiative dans les affaires libanaises. Car n’en déplaise aux éditorialistes de la presse-Pravda, ils forment la seule force structurante du pays, la seule force véritablement souverainiste.
Pierre Vaudan

(*) Rappelons que l’assassinat du premier ministre Rafik Hariri avait, dans un premier temps, été imputé à la Syrie à une époque où les Américains voulaient chasser les Syriens du Liban. Et c’est précisément cette accusation et la résolution onusienne qui suivi qui forcèrent Damas à se retirer du Pays du Cèdre. Le 26 avril 2005, le dernier soldat syrien quittait ainsi le Liban après 30 ans de présence, libérant la voie à l’attaque israélienne qui devait survenir un an plus tard. Or aujourd’hui, le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) s’apprêtait à accuser très opportunément des “membres indisciplinés” du Hezbollah, d’où la démission en bloc des ministres du parti chiite qui ont conduit à la chute du petit Saad Hariri.



 الولايات المتحدة تفقد منطقة الشرق الأوسط
فشلت الولايات المتحدة وآخر المناورات لكسب السيطرة على لبنان. اخفاق سعد الحريري ، لصالح رئيس الوزراء مدعوم من حزب الله الشيعي ، هو نكسة كبيرة للغاية بالنسبة لواشنطن. والإشارات ، دون شك ، بداية لعملية طويلة لكسوف نفوذ واشنطن في الشرق الأوسط.
تطور الوضع اللبناني هوغيض من فيض, هذا مع عدم وضوح اللاعبين التقليديين مثل اسرائيل في الشرق الأوسط أو العربية القديمة والتي اشترتها مند البداية الولايات المتحدة الأمريكية (مثل الأردن أو مصر أو المملكة العربية السعودية) لصالح "طبقة الشمال" التي تتألف من إيران أولا ، ولكن أيضا تركيا وسوريا وقطر ، وكدول  أساسية ، وكلها معادية لنفوذ الولايات المتحدة بدرجات متفاوتة.
لا تزال خطوة واحدة  والأخيرة لتأكيد تبديل لبنان : تصفية محكمة خاصة للبنان (السيولة قصيرة الأجل) تسترشد واشنطن وتل أبيب لاتهام حزب الله ، في الواقع ، وقتل والد سعد الحريري ، 14 فبراير 2005.
هذا الاتهام هو في الواقع آخر فرصة ضمن العملية الامريكية في محاولة انهاء حزب الشيعية التي تعتبره واشنطن لا يمكن السيطرة عليه ، الذي يعتبر ثمرة بسيطة لايران.



الهوس الدموي
علينا أن نتذكر جيدا أنه في عام 2006 ، وهاجس الولايات المتحدة ضد حزب الله كان ذروته الدامية مع اندلاع الحرب التي ترعاها واشنطن لإسرائيل بهدف تدمير الجناح العسكري للحزب الشيعي.
نذكر ما تلاها من احداث.. تلك الحرب انتهت بوفاة أكثر من 1200 من المدنيين اللبنانيين ، وستين من مقاتلي حزب الله وهزيمة للجيش الاسرائيلي  الذي ذخلها بأريحية وكأنه سيواجه مجموعة أطفال مسلحين . وبخيبة أمل ، ولهذا غير الأميركيين طريقة تسديدهم لسيولة القصير الأجل (*).
صحيفة الأخبار ص 21 يناير (p.4) ، يشير إلى أن "العديد من المسؤولين الأميركيين يعملون في حالة نعتقد أنه يمكن استخدام السيولة قصيرة الأجل كوسيلة ضغط ضد إيران ، إما عن طريق تفكيك حزب الله ، إما عن طريق كسر التحالف السوري الإيراني ، والذي هو الخطوة الأولى نحو إعادة تحديد الخريطة الاقليمية. وهكذا ، استعاد اثنين من الحلفاء العرب الرئيسيين في واشنطن ومصر والمملكة العربية السعودية ، بعض الوزن كقوة اقليمية في المنطقة ".
الشيء الذي لم يأثر عند النظر بأن سياسة الولايات المتحدة هي بالضبط التي شجعت على ظهور المحور السوري الإيراني ، ورمي طهران ودمشق في أحضان بعضهما البعض مع إدراجها في المحور الشهير للشر..


. خيارات محدودة
هو ما إذا كان رئيس الوزراء الجديد في لبنان لديه القدرة على تصفية السيولة قصيرة الأجل. نجيب ميقاتي هو رجل السلطة ، والخبرة ، والتدابير المسألة على الارجح. فإذا كان تلقى الدعم من حزب الله فهذا يعني انه تم تكليفه بتصفية السيولة قصيرة الأجل ووافق على ذلك. لكن الضغوط الامريكية سوف تكون هائلة.
استراتيجيا ، واشنطن لا تزال سارية المفعول حتى الآن في المنطقة.. ولا يزال هاجس مشروعها لإعادة تشكيل منطقة الشرق الأوسط التي بدأها المحافظون الجدد مع الحروب ضد العراق. والفكرة هي إقامة دائمة وهيمنة للولايات المتحدة على المنطقة من خلال واجهة الأنظمة البرلمانية ولكن بتمكين خضوها لاملاءات الامريكية ، في نهاية المطاف ، أن يقدم هذا تماما "الشرق الاوسط الجديد" بديكتاتورية السوق وهو نظام متعددة الجنسيات بطبيعة الحال.
بالنسبة للولايات المتحدة ، الهيمنة عبر اقامة "الشرق الاوسط الجديد" يمر عبرالقضاء على حزب الله اللبناني.
لكن صعود محور "طبقة الشمال" يحبط  تقدم خططها. إلى جانب ذلك هزيمة الولايات المتحدة في العراق وأفغانستان ، وموقف الولايات المتحدة تجاهها لا يمكن الدفاع عنها. وسوف تكون الإغراء كبيرة  ربما للولايات المتحدة لتقديم مسح شامل عن طريق تعزيز بداية حرب اقليمية ، وهذا وحده ما يمكن أن يساعدها على اعادة وضع العداد من الصفر.
في نفس المقال في الأخبار ما قاله : "الخبير الفرنسي الذي عمل لسنوات في الملف اللبناني" ، ويقول في مكان آخر في هذا الصدد إلى أن "مجرد حرب اقليمية يمكن تأتي بتدمير البنية  العسكرية لحزب الله ".  والقول لنفس الخبير أن اللعبة هيئت ويجب أن نتوقع "موجة كبيرة من العنف في المنطقة". 



تل أبيب في كمين
الآن الذي يقول حرب اقليمية "، يقول اسرائيل. لأن المشتركة اسرائيل منذ فترة طويلة في الهوس الاميركي لانهاء حزب الله. وبالإضافة إلى ذلك ، كانت الاستراتيجية الإسرائيلية دائما بوضع الدولة اليهودية في عين الإعصار ، بمعنى ان تجعل من نفسها المنطقة الوحيدة من الهادئة في منطقة دمرتها الحرب وبشكل منتظم وذلك باستمرار عدم الاستقرار الدائم. في مصلحة إسرائيل بشكل دائم للحفاظ على ريادتها الاقتصادية ، والحفاظ على دورها بوصفها شرطي الإقليمية العودة دوريا لمنافسيها العصر الحجري إذا لزم الأمر.
إسرائيل دائما لصالح الخيار العسكري ، على الأقل على الورق. لا في الواقع ، كانت مغامرة من 2006 إلى حد قد خففت من حماستها. وأدركت تل أبيب ببساطة أنه لا يمكنها أن تأتي على نهاية ، واحد من حزب الله. 

 إذا كان لبد من حرب ، فيجب أن تكون كاملة وبعد ذلك ، وقبل كل شيء ، لبد أن يكون هناك التزام بالدعم من موارد الولايات المتحدة. إلا أنه هذه المرة ، وخطط الامركين مبينة على مواجهة الحقائق التي استنفدت من الجبهات في العراق وأفغانستان ، فالولايات المتحدة لم تعد قادرة على تحمل مثل هذا الجهد. 



المجهول
الذي يهمنا ، هو فكرة أن خيار الحرب الإقليمية واردة. وذلك سيؤدي بالتأكيد  إلى سقوط الإمبراطورية وتوابعها. لهذا  فإن الولايات المتحدة  تكثف الضغوط على لبنان في محاولة لإبقاء واقفا على قدميه في TSL.
إذا فشل هذا الخيار ، مع براغماتية النظام للاعتراف الولايات المتحدة فقدان نفوذها في الشرق الأوسط ومحاولة انقاذ ما يمكن ، للتعامل مع القوة الإيرانية وأكثر عودة "الطبقة الشمالية". ونعلم أيضا أن واشنطن تفاوضت بالفعل سريا للحصول على دعم من طهران إلى تمديد المالكي على رأس العراق ، وهذا ما يثير غيظ حليفتها التقليدي في المملكة العربية السعودية الذين دعموا المرشح المنافس.  


بعد لا الولايات المتحدة ولا اسرائيل هي القوى البراغماتية حقا فيما يتعلق بما تراه مصالحها الاستراتيجية. بل هي الدول التي يحكمها الديناصورات  بمنتهى السلطة ، والخيارات السياسية يسيطر عليها العواطف ، والفطرة ، وهذا يعني ان الحالات الطارئة خارج الواقع. وهنا تكمن المشكلة. 


عهد جديد
في هذا الوقت ، يذخل لبنان إلى عهد جديد بعد عهد من الحريري الذين دمروا البلاد حرفيا (2 مليار دولار من الديون في نهاية الحرب ، ضد ما يقرب من 60 والآن لا يوجد حتى الآن مياه جارية أو كهرباء في معظم المناطق).

بيير Vaudan

(*) أن نذكر في البداية تم اغتيال الرئيس رفيق الحريري باللائمة على سوريا في وقت كانت فيه الأمريكيين يريدون طرد السوريين من لبنان. وهذا هو بالضبط هذا الاتهام وقرار الامم المتحدة الذي أعقب التي أجبرت دمشق على الانسحاب من لبنان. في 26 أبريل 2005 ، غادر آخر جندي سوري لبنان ، وبعد 30 عاما من وجودها ، وتحرير الطريق للهجوم الإسرائيلي كان ليحدث بعد عام واحد. ولكن اليوم ، والمحكمة الخاصة للبنان (السيولة قصيرة الأجل) على وشك الاعتراف بعمل جيد جدا في "عضو جامحة" لحزب الله ، وبالتالي استقالة جماعية لوزراء من الحزب الشيعي التي أدت إلى سقوط سعد الصغير الحريري.